A l’origine du développement de la téléassistance dans les années 1970, les ingénieurs électroniciens ont réutilisé un composant assez ordinaire dénommé «contact sec» utilisé communément pour déclencher une alarme bâtiment (contact ouverture de porte). Ils travaillaient pour le compte de sociétés de surveillance de bâtiments industriels et de protection contre le cambriolage des agences bancaires. Dans le même temps, les sociétés d’assurances ont recommandé l’usage de systèmes d’alerte électronique utilisant les réseaux de télécommunication et ont défini des normes de qualité et d’installation de ces dispositifs « Normes APSAD » pour stabiliser le cadre de leur prise en charge des sinistres.
Le développement de l’assistance aux personnes âgées à domicile dans les années 1980 s’est fait avec ces mêmes électroniciens qui ont développé un « bip portatif » connecté en radio 433 Mhz (fréquence radio des badges d’ouverture de porte de parking) à une centrale d’alarme raccordée sur le réseau analogique de télécommunication en France. Mais simultanément d’autres ont fait de même en Europe. Quelques associations locales d’aide aux personnes âgées avec le soutien des Centres Communaux d’Actions Sociales des collectivités locales se sont intéressées à ces technologies pour concevoir un nouveau service à distance avec des matériels installés au domicile des personnes âgées et un plateau de réponse téléphonique disponible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Dans le même temps, les sociétés privées d’assurances françaises ont développé elles aussi des plateaux d’assistance téléphonique pour accompagner leurs clients en toutes circonstances (vacances, auto, pertes ou vol de carte bleue, IARD, et … rapatriement santé). En parallèle, elles ont proposé une offre d’assistance aux personnes âgées dans le cadre d’appel d’offres des collectivités locales.






